Au pied!!

Je n’étais pas si haut.
650 mètres d’altitude.
En face?
Le Cerro Torre.
Le plus haut des trois pics!
3100 et des poussières … petites poussières!!
L’histoire de l’alpinisme s’est faite de légendes.
En voilà une!
Le vent, le froid, … le sommet est un champignon de glace.
Infranchissable?
Un italien a dit avoir vaincu. Le récit est contestable – et contesté -, mais si! Il a été vaincu!!
Derrière?
Une mer de glace
Une mer? Que dis-je : un océan de glace!!
Une frontière contestée entre l’Argentine et le Chili.
Pas tant pour le symbole et la fierté du Mont Fitz Roy, plus pour la gigantesque réserve d’eau que cela représente.
De part et d’autres?
Le Mont Saint-Exupéry, le Mont Guillaumet, le Mont Mermoz, …
Cela ne vous évoque rien?

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3 réponses à Au pied!!

  1. Bloga dit :

    where can I fouhd much information abiut it’s story?

  2. totêm dit :

    réveillée très tôt ce matin,
    je déposais léna à 7H à Montparnasse…
    j’en ai profité pour te faire un peu de recherche sur tes « petits sommets » ….

    Je ne suis pas certaine que notre SHON traverse une période de « documentaliste » dans l’instant,
    un nouveau stress, lié peut-être a son âge avancé….ne nous permet pas de communication déliée et spontanée…!!!!

    Le documentaire vu ensemble à la Sorbonne… ??? c’était sur ces massifs ???

    Cerro Torre
    La controverse
    Pour rester dans l’histoire, la voie de maestri de 1959 devait s’entourer d’un halo de mystère…

    Récit par Philippe Batoux :
    En janvier 1959 une des plus fortes cordée de l’époque : Cesare Maestri (Italie) et Toni Egger (Autriche) s’attaque au plus fabuleux sommet de la planète encore invaincu : le Cerro Torre.
    En compagnie de C. Fava, Maestri et Egger fixent des cordes sur les 350 premiers mètres dans le couloir qui sépare le Torre de la Torre Egger.
    Ce dernier les abandonne au col de la conquête. Egger et Maestri atteignent le sommet de ce point en style alpin. Ils utilisent au maximum la carapace de glace qui à cette époque recouvre le Torre.
    Toni Egger est tué pendant la descente par une chute de glace. Maestri est retrouvé blessé au pied de la paroi par Fava 8 jours plus tard.
    Le corps de Toni Egger a disparu et avec lui les photographies du sommet.
    Cette ascension est un exploit sans précédent. Trop pour l’époque peut être ? La parole de Maestri est rapidement remise en doute.
    Depuis plusieurs équipes ont tenté de répéter la mythique voie Egger-Maestri, jusqu’à présent nul n’y est parvenu…
    Une forte équipe Anglaise va réussir à s’élever très haut dans la dépression à gauche de l’arête NE. Après 20 jours en paroi, sur des Williams Box , l’équipe Anglaise menée par T. Proctor, sera stoppée par la neige à une centaine de mètres du sommet.
    L’été 67-68 voit une expédition Anglaise accompagnée de l’Argentin Fonrouge (qui a ouvert le supercouloir du Fitz Roy) s’attaquer à l’arête est. Armés de sky-hooks ils réussissent à s’élever sur plus de 300 mètres.
    La paroi est fixée et le matériel est laissé dans une grotte de neige. Hélas une tempête de 35 jours va ensevelir tout leur matériel.
    Des espagnols, des japonais se heurtent ensuite à l’arête est. Le mauvais temps est toujours vainqueur.

    Probablement pour répondre à la controverse, Maestri revient en 1978 pour ouvrir un nouvel itinéraire : l’arête sud-est.
    Cet itinéraire deviendra la voie normale du Torre.
    Plusieurs tentatives ont déjà été effectuées sur cette arête, Argentins Italiens ou Anglais, tous ont été confronté à un rocher trop compact pour le niveau d’escalade artificielle de l’époque .
    Maestri l’a compris et il s’attaque au Torre armé d’un compresseur de 80 kg.
    Un refuge est construit à l’épaule du Torre. Son sponsor : l’Alta Copco lui aurait donné 20 millions de lires. Le trio Italien Maestri, E. Allmenta et C. Claus tracent alors un itinéraire incroyable à grand renforts de pitons à compressions.
    Plaçant parfois des lignes de compressions à coté de belles fissures à lost arrow.
    Le trio Italien parvient au pied du champignon sommital sans réussir à gravir celui-ci ?
    En descendant Maestri casse les pitons à compression de la dernière longueur.
    Il veut prouver en faisant cela que l’usage des compressions est la seule solution pour gravir les faces Sud et Est du Torre.
    Il a raison car aucune voie n’a réussi à sortir sans utiliser se pitons à compression.
    Dans la face Sud « Infinito sud  » s’arête à quelques 100 mètres du sommet, la voie Slovène rejoint la voie du compresseur 200 mètres sous le sommet de même que  » What’s love got to do with  » Les 200 derniers mètres de l’unique voie de la face est :  » la directissime de l’enfer  » sont communs avec la voie Maestri. Jim Bridwell rééquipe la dernière longueur de la voie du compresseur.
    Il est obliger de forer des trous pour placer des rivets. En 1981 une équipe Italienne, de Lecco, menée par Casimiro Ferrari atteint, dans le plus pur style le sommet du Torre par le versant Hielo Continental.
    Cet événement passe alors presque inaperçu.
    Alors que Casimiro Ferrari est peut être le premier ascensionniste du Torre ?
    Une expédition historique se doit de gravir cette arête NE et de retrouver les pitons à compressions laissés sur cet itinéraire par Maestri et Egger.

    Avis aux amateurs….

    http://www.expe.com/montagne/ams/patagonie/index.htm

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