Comodoro Rivadavia – Comodoro pour les intimes

Ville étape : pas grand chose à voir, peu de touristes. Dix jours pour pénétrer un peu le quotidien d’une ville argentine.
Ville industrielle, ville d’énergie pétrolière et éoliennes, ville active et entreprenante, ville riche, ville chère mais ville aux disparités.
Resté dans un hôtel qui ressemblait plus à un foyer de travailleurs qu’à un « trois étoiles », j’ai rencontré Oscar, Agustin et ses collègues. Ils rentraient le soir, ivres de vent et de soleil, transpirants les hydrocarbures ou sortants l’ordinateur pour taper leurs rapports. Je les ai suivis.
L’activité portuaire, importante, elle, se situe, au large pour ce qui est du pétrole, et … encore plus au large pour ce qui est de la pêche – Si vraiment vous voulez voir des pêcheurs, allez plutôt dans le petit port de Caleta Cordova, un peu au nord -.

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La suite se passe dans les entrepôts de conditionnement : poissons et crustacés se préparent pour les espagnols, italiens, français japonais ou coréens. Je ne les ai pas suivi!!

Ce que j’ai suivi, c’est la route vers le Sud. Toujours la même : la n°3!!
Elle commence par suivre la côte …

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Un peu de rouille au passage, … (je n’ai pas pu me retenir)

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… jusqu’à Caleta Olivia (il est temps, ici, de rappeler que le V se prononce : B en espagnol. Il est également temps de spécifier que l’argentin ne parle pas l’espagnol mais le castillan!!)
(tout comme j’ai compris, dans la série pourquoi le Che du Che!! Paraît-il qu’il plaçait souvent dans ses phrases cette expression typiquement argentine « che » prononcé « tché »! Foutaises!! Juste, les argentins prononcent ‘che » le double LL qui donne le ye – en français, d’espadrille par exemple : vous me suivez? – je vais essayer d’être plus claire : je vous tape ces lignes dans une chambre d’hôte à Rio Gallegos : le français prononce Rio Galégos, l’espagnol Rrio Gaillégos et le local Rrrio Gachégos. Oh! Laissez tomber!!)

Je disais donc que la route de Comodoro à Caleta OliBia était magnifique … pour suivre une côte de sable sombre sur laquelle plombent, ça et là, les mêmes mammouths des mers, phoques et autres pingouins que les dépliants touristiques vantent quand il s’agit de la péninsule Valdes ou de parcs nationaux mais qui, ici, sont juste … tranquilles. J’avais essayé de me tremper les pieds dans l’eau samedi. J’avais juste essayé : c’est froid!!
Une centaine de kilomètres après Fitz Roy, un petit détour sur la gauche pour une curiosité : des vestiges d’une forêt pétrifiée. Du bois qui n’en est plus! De la pierre qui n’en était pas! Le site est bien mis en scène, préserve les vestiges en éblouissant le visiteur. La promenade est spectaculaire …

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… et le garde, qui voit passer, en tout et pour tout, dix personnes dans la journée, vous offre un dépliant … en français.

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4 réponses à Comodoro Rivadavia – Comodoro pour les intimes

  1. Laura dit :

    en tout cas ça donne trop envie!!!!!
    bisous!!

  2. viviane dit :

    je pensais que le lien ( http://www.marc-gibaud.com/section.php?id=21 )ouvrirait la photo 21 de « rouille », c’est raté……..

  3. viviane dit :

    Certes on n’a jamais rien vu de plus grand, majestueux, chaud, murmurant, soupirant, soufflant, fort, gracieux, élégant, érotique, puissant et féminin qu’une locomotive à vapeur.
    [Michel Tournier]
    http://www.marc-gibaud.com/section.php?id=21#

  4. viviane dit :

    Sarmiento et sa forêt pétrifiée!!!!!!!!

    LA PATAGONIE SELON BRUCE CHATWIN
    « En descendant sur Comodoro Rivadavia je traversai un désert de pierres noires et arrivai à Sarmiento, un autre assemblage poussiéreux de bâtiments métalliques posées sur une bande de terre arable entre le turquoise étincelant du lac Musters et le vert limoneux du lac Colhué-Huapi.
    Je sortis du village pour voir la forêt pétrifiée. Des éoliennes tournoyaient follement. Un héron d’un bleu acier était étendu, paralysé, sous un câble électrique. Un filet de sang courait le long de son bec. La langue manquait. Des troncs d’araucarias fossiles étaient cassés nets, comme sciés. »
    En Patagonie, Chap.35
    http://209.15.138.224/argentina_cartes/STS081-711-073.htm

    Marc recherche les traductions françaises de :
    « El ultimo confin de la Tiera » de Thomas BRIDGES
    et
    « Martin Fiero » de Jose HERNANDES

    j’ai trouvé sur internet à la FNAC………..
    Marin Fierro
    Hernandez Jose

    L’autre, non………..si vous tombez dessus merci de me le signaler….
    tara et viki peuvent lui déposer pour les vacances de pâques!!!!

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