Tara, je t’attends!!

Tu vas arriver dans quelques heures!
Le Venezuela n’était pas au programme.
Mais voilà!
Un peu d’inquiétude avant que tu n’arrives.
Des renseignements rassemblés à la hâte sur un chapitre occulté,
des renseignements difficiles à rassembler, impossibles à corroborer.
Une réputation de danger qui la précède,
des pistes faussées par les obligatoires « a priori »
véhiculés par un voisin et frère ennemi,
des informations farfelues de touristes vantards.
République bolivarienne.
Ancien berceau de la Grande Colombie.
Pays de pétrole.
Président sulfureux.

Passage de la frontière entre Cucuta & San Antonio del Tachira.
Ville de transfert.
Toute une ambiance!!
Zone de rupture.
Géographique? pas tant!
Politique? pas flagrant sur place!
Réelle.
Zone franche,
havre de trafic inscrit dans une diplomatie et une actualité houleuse,
aux antipodes de ce que la presse internationale veut bien en dire.
Nouvelles formalités douanières.
Ce coup-ci l’importation de la moto est officialisée sur le passeport.
Une première!
Dès les premiers kilomètres, la manne pétrole change la route,
modifie son paysage : les véhicules ne jouent plus
dans la même catégorie, le goudron n’a pas la même texture.

Remontée dans la Cordillère après la moiteur des villes frontalières.
Ambiance d’inspiration atlantique.
Une queue de Cordillère où se niche Merida.
Puis, redescente sur les « llanos ».
La route qui part de Merida à Barinas fut un morceau d’anthologie.

On me demande souvent si j’ai un GPS : je n’ai pas de GPS!
Je ne le regrette que pour une chose : les indications altimétriques.
En Colombie comme au Venezuela point n’est besoin de GPS.
Les Paramos commencent a 3200 m d’altitude : c’est l’indicateur!
La route a dû atteindre 3500.
La descente de 3500 a « quasi 0 » est tout autant
une leçon de géographie que de botanique.

Morceau d’anthologie suivi d’une pluie chaude qui douche
(confirmation : il faut bien 50 kms pour sécher. A 100km/h?
Une demi-heure de frais au milieu de cette chaleur étouffante)

Interminables lignes droites bordées d’arbres magnifiques
sur fond de Cordillère et ciel pommelé, grimaçant.
J’ai l’impression de boucler le continent Sud Américain.
Je retrouve ces moments d’errance où l’esprit s’éloigne
de la sécurité routière pour s’égarer en de fumeuses réflexions.
Pour finir avec les embouteillages en vue des grosses agglomérations : Valencia, Maracya, Caracas.
Et la découverte des pratiques locales : la bande d’arrêt d’urgence
utilisée comme file de dépassement pour énervés de l’accélérateur.
Etonnant la première fois!!
Premier pays où les voitures se déportent
pour laisser les deux roues se faufiler.
Pas d’image mais une très belle journée.
± 700 kms = 11 heures, pot-au-feu de bord de route compris!!
Demain je serai à pied d’œuvre pour t’accompagner pendant 15 jours.
Tara, je t’attends!
Tu verras, dans un premier temps tu ne seras pas dépayser.
C’est une même grosse ville avec ces mêmes problèmes,
cette sempiternelle hantise sécuritaire,
ces gens à la limite de l’aimable
qui n’ont pas compris qu’un sourire arrange bien des situations,
cette indifférence préoccupée,
ces touristes américains perdus mais conquérants,
ce ronronnement nocturne,

A tout de suite!
Nous irons sur les plages!!
Mais ne t’inquiètes pas, je reprends et continue le parcours en image.

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7 réponses à Tara, je t’attends!!

  1. Merci pour ces informations. 🙂

  2. guillaume dit :

    j’ai hâte de voir tes photos des Tepuy! profite bien de ta fille…et mets nous quelques belles photos de plage…ici à BsAs cela nous remontera le moral!!

  3. Ping : dublog | Corto en Colombie ?

  4. Dul dit :

    yep bien d’accord avec guillaume 🙂

  5. Ping : Visite-éclair sur deux roues « venezueLATINA

  6. marc dit :

    Guillaume, tu ne me gonfles même pas du tout!! RdV dans quelques semaines. Pour l’heure, je pense que Tara aspire à du « plage, plage, plage » : je vais satisfaire ma fille!!

  7. guillaume dit :

    Marc, j’imagine que chacun y va de son conseil, et cela doit te gonfler mais si tu es au Venezuela, il faut absolument que tu ailles au Tepuys (Roraima) dans le sud du pays dans la région Gran Sabana (http://fr.wikipedia.org/wiki/Tepuy). C’est un endroit incroyable, magique, etc… pour un photographe comme toi cela va être le pied! Fais-moi confiance….bonne route!

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