Un petit tour de « chiva »?

Les chivas sont ces bus, véritables cours des miracles ambulantes, immortalisés par l’Equateur et la Colombie sous forme de petites maquettes vendues sur les sites touristiques.
Transport en commun, généralement sur de petites distances,
au prix modique, au confort rudimentaire,
à la mécanique ayant dû être puissante en son temps,
ils transportent plus facilement les « campesinos » qui viennent vendre leurs produits aux marchés de la ville que des costumes-cravates : poules, chèvres, sac de farine, tas de maïs, cagettes d’avocats
ou de papayes, bidon de chicha, rouleaux de tissu, …
font parties des bagages de façon on ne peut plus naturel.
Pas de fenêtres, des rouleaux de toile cirée qui se déroulent
pour occulter les ouvertures les jours de pluies tropicales.

C’est une équipe : le chauffeur et le poinçonneur.
Le poinçonneur relève plus du singe que de l’employé des Lilas.
Le véhicule roulant à tombeau ouvert, il en profite,
passant d’un banc à l’autre par une planche extérieure,
pour récolter l’argent des passagers.
A chaque arrêt, il se propulse sur le toit par n’importe quelle voie
pour détacher et descendre les cargaisons entassées.

Le propriétaire du chiva loue ses véhicules à la journée à cette équipe.
Sans garantie, sans assurance, on comprend,
par l’amortissement de la location, la brusquerie de la conduire,
les risques pris sur les routes non stabilisées, …

restent le sourire et la gentillesse.

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Une réponse à Un petit tour de « chiva »?

  1. vero dit :

    notre Marco, c’est un expert en « chivas » 🙂

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