Petit retour en arrière (1)

Rentrer sur le territoire colombien fut épique.

Dans l’expectative de la confrontation aux gros titres alarmistes
de la situation diplomatique entre Equateur et Colombie,
mes pas me menant vers Cumbal, le long de la frontière,
je décidais de prendre à l’Ouest, la route de Tufiño.
Tufiño-Chiles.
30 kms de piste et je devais arriver à Cumbal.
Tufiño? tout va bien!
Un virage à droite sur les conseils du policier
qui laissait à peine poindre la tête de son hamac.
Un petit pont.
Trois virages.
Une guérite entourée de sacs de sable kakis.
Deux troufions, l’arme en bandoulière.
Stop.
Passeport.
« très bien merci! qu’est-ce que vous avez dans vos bagages? »
Entrouvrir les sacoches, le sac à dos.
Rien de plus.
Une demi-heure de conversation pour en arriver à la question :
« la Colombie, c’est encore loin? »
Ils me font répéter trois fois la question.
« Mais nous sommes colombiens! »
« Il n’y a pas de frontières? »
« Elle est à la rivière »
Et je suis ainsi entré que le territoire colombien.
Il me manquait le visa sur le passeport, les papiers d’importation
pour la moto, la SOAT, assurance obligatoire, …,
j’étais officiellement illégal.
Le week-end suivant je suis retourné à Ipiales pour les formalités.
Quatre heures … mais sans tracasseries.

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