J’ai changé de monde

Piura, dernière escale péruvienne, laisse les derniers souvenirs de sécheresse.
Déjà un peu de verdure, saison des pluies oblige!
Pour être déjà venu dans la région en juillet, le changement est criant.
La route vers Macara s’avance vers la montagne.
Après le poste frontière, le paysage, le relief, la végétation change radicalement.
La Cordillère change.
Moins en hauteur, plus en escarpements.
Le vert éclate.
Entre Macara et Loja, s’il faut passer quelques vallées, la route monte pour suivre les crêtes plutôt que de longer les rivières : le point de vue n’en est que plus spectaculaire.
L’euphorie du moment laisse imaginer qu’on tutoie les nuages alors que je ne fais que traverser des brumes équatoriales.
La traversée de ces masses vaporeuses, cumulé à l’altitude, créent de subits contrastes de températures avec ce soleil qui tape.
Les véhicules changent : ils dégueulent tout autant du pot d’échappement mais paraissent moins minables.
Les populations rencontrées changent : les faciès sont plus mélangés. Je retrouve des blonds et commence à voir des noirs.
Les villages traversés changent : si cette ultime impression de l’architecture péruvienne s’apparente à de l’habitat d’urgence, la première impression équatorienne serait d’une « influence espagnole sur le chalet suisse » (je n’ai pas dit basque, je vous laisse imaginer!!).
Dès les premiers arrêts je trouve que la mentalité change aussi : les regards sont plus francs et pointe même, une certaine fierté.
Jusque dans les villages, du Sud pourtant, les préoccupations changent : les graffitis sur les murs, actualité oblige, se tournent vers la Colombie.
Je suis passé du territoire de San Martin à celui de Bolivar.
Les noms de rues ou des places principales ont changé aussi.

A quelque jours près, la carte vous donne la progression.
La précision en est, quand la carte le permet, à la maison près.
A quelques jours près?
Eh! Je ne suis pas toujours en ligne!!
Je suis connecté … à une autre réalité!!

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