On m’avait prévenu!

Depuis deux ans il croise les chemins du Brésil à la Terre de Feu.
Il est brésilien et chevauche un tombeau ambulant.
Je l’ai croisé à Mendoza.
Il me l’avait bien dit : « Bolivie, Pérou? Le plus dangereux, ce sont les plaques d’huile! Je suis tombé 7 fois à cause de ces p… de plaques d’huile! »
C’est vrai que les pouvoirs publics ont d’autre chats à fouetter que d’orchestrer un quelconque service de l’Equipement.
C’est vrai que les gouvernements ont d’autres urgences que de mettre sur pied un contrôle technique des véhicules (qui existe parfois!).
C’est vrai qu’il m’est arrivé de croiser une « déjà-épave-de-camion » plantée en plein milieu de la chaussée, moteur fendu, qui dégoulinait tout ce qu’il pouvait. Ce n’en était même plus dangereux. C’était une patinoire de taille olympique. Le spectacle était encore plus cocasse que lorsqu’il tombe trois flocons de neige sur Paris et il est des jours où l’on ne regrette pas de n’avoir que deux roues.
C’est vrai que la bonne vieille loi de l’emmerdement maximum les place toujours à la sortie d’un virage.
Mais mon brésilien n’avait pas du rouler sa pétoire en Equateur.
Ici, ils ont et les flaques d’huile et les nids de poules … de coquets nids de poules.

Ce contenu a été publié dans Equateur, TEXTES. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *